don

Un mal ne procède pas forcément d’une absence de vertu mais peut éclore sur cette forme habile de l’orgueil qu’est une vertu autocentrée.

A la fin du IVème siècle vécut un moine chrétien nommé Pélage dont l’ascétisme professa la capacité de l’homme à atteindre un haut niveau d’élévation spirituelle, jusqu’à la sainteté, par la seule force de son âme, son esprit, sa volonté. Un conflit théologique rapidement l’opposa à Saint-Augustin qui eut cette réplique foudroyante : « Vous faites consister la grâce du Christ dans son exemple et non dans le don de sa personne. »

Une humanité qui récuse le don refuse également sa finitude et par suite, y compris sous les atours du bien, s’autodétermine puissamment sans limites. Ainsi qui fait l’ange fait la bête.

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