salut

« Je fais le mal que je ne veux pas faire et ne parviens pas à faire le bien que je voudrais faire » – Saint-Paul.

C’est la plus claire définition que l’on puisse donner, non du péché originel, mais de sa conséquence : une courbure qui rend le chemin parfois sinueux entre ce à quoi nous aspirons et ce que nous sommes. Qui s’examine à peine pose le même diagnostic, la question est alors celle d’une éventuelle médication.

Rousseau, apothicaire des Lumières, croit l’homme bon par nature mais corrompu par le système. Le remède est alors exclusivement politique, changer le système permettant d’agir à rebours sur la plasticité supposée de la nature humaine. C’est le rêve fou de l’homme nouveau, celui de tous les totalitarismes, le salut du genre humain in fine par la purge et le plomb, la nature humaine se révélant partout moins malléable que prévue.

Le cœur humain est corrompu et le système n’y est pour rien serait une banale conclusion si elle n’excluait ipso facto le succès d’une automédication.

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