sel

L’Évangile est sel bien plus que miel, le sel qui rend de nos hivers la route praticable.

Car « ce sont les violents qui s’emparent du royaume de Dieu », parole du Christ en apparence déroutante, tant il nous enjoint par ailleurs de tendre, doux comme la colombe, l’autre joue. Il n’est bien évidemment pas question de violence physique, pas plus que verbale. C’est seulement que la douceur n’est aucunement la mollesse et que la bienveillance ne saurait consister en un regard détourné. Bernanos, l’inépuisable, disait que « s’aveugler sur le prochain sous prétexte de charité n’est souvent rien d’autre que briser le miroir pour ne pas se voir dedans. » Il s’agit dès lors de ne faire violence qu’à nous-mêmes, à l’encontre de notre propre nature. Celle du sel est parfois dans le confort de la salière, ce que Jorge Mario Cardinal Bergoglio nouvellement pape François appelle l’Eglise autoréférentielle, où le Christ frappe à la porte, mais pour qu’on le laisse sortir. Et comment peut-il sortir si le sel n’est pas celui de la terre.

Inépuisable Bernanos, disais-je. « Or, notre pauvre monde ressemble au vieux père Job sur son fumier, plein de plaies et d’ulcères. Du sel sur une peau à vif, ça brûle. Mais ça empêche aussi de pourrir. »

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