disponibilité

Mozart disait de quelques-uns de ses concertos : « Ils sont brillants, mais ils manquent de pauvreté. » Ce que Fabrice Hadjadj commente de la sorte : « Le brillant reluit par réflexion, à partir de son opacité foncière. Le lumineux s’éclaire par transparence, à partir de sa foncière disponibilité. »

Thérèse d’Avila parle de détachement de notre propre limon, Mozart de pauvreté, Hadjadj de disponibilité, il s’agit toujours in fine de désencombrement. Rien de plus opacifiant que soi-même, rien de plus enseignant que cette lumière qui nous met d’autant plus à nu qu’elle ne vient pas de nous.

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