témoin

Parmi tant de paroles paisibles et fortes du pape François aux JMJ de Rio, celle-ci : « Hommes capables de soutenir avec amour et patience les pas de Dieu au milieu de son peuple. »

Les pas de Dieu ! Non les pas des hommes vers Dieu, mais les pas de Dieu au milieu de son peuple, qui est l’humanité tout entière. A Dieu le premier pas toujours. Dieu s’est incarné, mais un homme, une femme, lui ont donné la main pour l’aider à marcher, jusqu’à nous, et le témoin est précisément celui qui saisit à son tour cette main tendue d’un tout petit enfant. Ainsi Dieu s’élève.

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présence

Prolongement de l’Incarnation, l’insondable trésor du catholicisme est la présence eucharistique. Que Dieu pour demeurer présent en ce monde ait choisi le pain, festin des pauvres et des enfants, émerveille et ne surprend pas.

Outre la communion eucharistique, le Saint-Sacrement s’offre à l’Adoration : elle consiste à n’être que là, comme âme au soleil.

A s’exposer, comme on dit d’un sacré risque.

responsabilité

La spécificité prodigieuse du christianisme est l’Incarnation : Dieu s’est fait homme. Très naturellement, il a été un enfant, d’une certaine manière le demeure, ce que passé Noël nous sommes portés à oublier. Ce que nous risquons alors de perdre de vue est la responsabilité vis-à-vis de Dieu qui nous incombe, la même exactement que celle vis-à-vis d’un enfant : le protéger. De quoi ? De nous-même pour commencer comme en ce monde de tout ce qui le dénature, le défigure, le falsifie. Il s’agit dès lors de lui faire grâce autant au moins que lui rendre grâce.

Ces deux sens – rendre grâce, faire grâce – se trouvent simultanément inclus dans le verbe bénir dont on remarquera pourtant qu’il sait à l’usage à quoi s’en tenir : nous bénissons Dieu, il nous bénit.