genre

« Il découvre » et tombe ce faisant un peu de la dernière pluie, mais venant de lui on ne fera pas la fine bouche : Michel Onfray sur la Théorie du genre.

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ferment

« On pourrait imaginer que l’éthologie puisse remplacer la théologie pour fonder une éthique post-moderne », écrit Michel Onfray.

On savourera d’abord la reconnaissance implicite par Onfray de ce que la théologie a fondé l’éthique. Comment définir en effet la dignité de tout homme si ne nous sommes que des vers poussés par hasard sur une croûte terrestre par l’effet combiné d’un taux d’ensoleillement et d’humidité adéquats ?

L’éthologie ! Elle nous ferait appât pour la pêche au gros. C’est dans la barbarie le ferment de la foi qui à travers les siècles a forgé la civilisation. Fragile vernis. Au pays de Goethe et Mozart la Shoah, éclipse d’Humanité en sa volonté précisément d’anéantissement du peuple du Livre, du Père.

Dans sa première encyclique, Lumen Fidei, le pape François cite le poète Thomas Stearns Elliot : « Avez-vous peut-être besoin qu’on vous dise que même ces modestes succès /Qui vous permettent d’être fiers d’une société éduquée / Survivront difficilement à la foi à laquelle ils doivent leur signification ? »

absurde

Libre, l’être humain, jusqu’à dorénavant, selon la théorie du genre, pouvoir construire sa propre identité sexuelle. Étrange logique sous-jacente. Après – croit-on – avoir réglé son compte au Père éternel, on s’attaque à Mère nature. Ni Père ni Mère, ainsi une humanité ex nihilo qui ne doit rien qu’à elle-même, humanité devenant son propre principe dans une pleine liberté première. Cette liberté s’avère dès lors un absolu fondé – abyssal paradoxe – sur un intégral relativisme : logique de l’absurde.