sommet

La vérité n’étant pas quelque chose mais quelqu’un – la personne même du Christ -, un chrétien ne la possède pas et ne peut que se laisser éclairer par elle.

Chaque être, par son milieu d’origine, sa culture, son vécu, son tempérament, sa pâte humaine, est unique. Il en va de même de son cheminement spirituel avec ses élans, ses freins, dans la liberté de ses pas, la douce patience de Dieu.

Il faut un sommet pour un infini panorama et nul ici-bas ne saurait l’atteindre. Le christianisme ne peut donc être une parfaite union de points de vue mais, plus haut et par avance, qu’une communion.

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absolu

Les rédacteurs de la Déclaration de 1789 des droits de l’homme et du citoyen stipulent dans le préambule que ces droits sont naturels, inaliénables et sacrés.

Ainsi qualifiés, ces droits de facto constituent un absolu, ne peuvent être par principe soumis au moindre relativisme – même si ce n’est malheureusement pas en pratique toujours le cas -, posent donc une vérité. Plutôt que de vérité, l’esprit du temps parlera de valeur, mais cette substitution terminologique ne change rien, une valeur n’étant naturelle, inaliénable et sacrée que précisément parce qu’elle correspond à une vérité profonde de l’homme, de la nature humaine. De la nature humaine : en d’autres termes, tout n’est pas culturel, n’émane pas de l’homme ex nihilo. Un principe d’attraction vers la vérité est à l’oeuvre en l’homme qui ne procède pas de l’homme. On remarquera qu’il peut pleinement s’en affranchir, moyennant quoi ce principe de vérité première se révèle également un principe d’absolue liberté.

Toutes choses que Thomas d’Aquin exprime en ce divin point d’orgue : « La liberté est le pouvoir accordé à l’homme de n’être déterminé que pour Dieu.»