oignon

« On sait des légumes qui font pleurer, on n’en connaît pas qui font rire », dixit un interlocuteur récemment qui ne se voulait guère agréable.

Sa juste assertion est d’une profondeur spirituelle qu’il ne soupçonne pas. Que des larmes puissent couler indépendamment de toute émotion démontre qu’elles sont partiellement subordonnées à un déterminisme biologique. Il n’en va, en effet, pas de même des rires qui librement requièrent un état d’esprit. Le contraire d’un sourire aux lèvres, prêt à s’envoler, est un visage fermé, et le rabat-joie de métier n’a à la longue (chaîne) même plus besoin de tristesse pour en rabattre.

La joie est ainsi l’autre nom de la liberté.

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